Comprendre la Blockchain - Audencia Financial Club
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Comprendre la Blockchain

Comprendre la Blockchain

Blockchain, Bitcoin, cryptomonnaies, NFT, mineur, finance décentralisée : ces termes, vous les avez probablement déjà entendus, peut-être déjà compris, mais pour la grande majorité, ils demeurent encore assez flous et abstraits. C’est pourquoi, au travers d’une série de cinq articles, l’AFC vous propose de lever le voile sur cet écosystème mystérieux afin d’en comprendre son fonctionnement, ses enjeux et surtout ses applications réelles.

La première blockchain a été développée en 2008 par un inconnu se présentant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, c’est sur celle-ci que repose la cryptomonnaie la plus connue, le Bitcoin. Une blockchain est une base de données décentralisée et inaltérable contenant l’historique de toutes les transactions effectuées à travers cette blockchain et ce, depuis la création de celle-ci. Une blockchain repose nécessairement sur un « token » (un jeton), comme le Bitcoin. La technologie de la blockchain permet d’effectuer des transferts de valeurs (monnaie, actif, titre de propriété par exemple) sans passer par un tiers de confiance (banque, notaire, etc..), c’est un mode d’échange dit peer-to-peer (de pair à pair).

Imaginons qu’une personne souhaite effectuer une transaction en Bitcoin vers une autre personne. Toutes les informations relatives à cette transaction, à savoir l’émetteur, le montant et le destinataire, vont être inscrites sur un bloc possédant une signature unique. Dans le cas de la Blockchain Bitcoin, un bloc contient toutes les transactions effectuées au cours des 10 dernières minutes. Ce bloc va ensuite passer par les nœuds du réseau, un nœud est un ordinateur qui possède une copie de la blockchain. Certains nœuds sont des mineurs et jouent un rôle de vérification de la transaction. Ceux-ci louent leur puissance de calcul en échange de Bitcoin pour vérifier et valider les transactions réalisées dans la blockchain grâce à la résolution de problèmes algorithmiques (tests de fonctions de hachage cryptographique). Ces techniques de validation diffèrent selon les blockchains, dans le cadre de la Blockchain Bitcoin on parle de Proof-of-Work (Preuve de travail). Une fois validé, le bloc est ajouté aux précédents blocs grâce à sa signature. La signature du dernier bloc constitue l’en-tête du bloc suivant et permet ainsi de perpétuer la chaîne d’où le terme « Blockchain ». A la fin de ce protocole assez complexe mais qui ne dure en réalité que guère plus de 15 minutes (15 secondes pour la blockchain Ethereum), le montant est effectivement transféré de l’émetteur au destinataire. En résumé la blockchain est un livre de compte numérique et publique : chaque ligne est une transaction, chaque page est un bloc, et la reliure du livre constitue la chaîne.

Un des principaux avantages de la blockchain est sa transparence, toutes les transactions ainsi que les soldes de tous les comptes sont accessibles à tous sur blockchain.com. Sa sécurité est aussi une de ses plus grandes forces : corrompre un bloc nécessiterait de corrompre l’ensemble des blocs en aval ce qui est théoriquement impossible. Les blockchains mentionnées précédemment sont publiques. Mais il en existe d’autres types comme les blockchains à consortium et les blockchains privées, dans celles-ci, seul un nombre restreint d’acteurs possède le rôle de vérificateur d’information, c’est le modèle privilégié pour une utilisation en entreprise. On peut citer par exemple la blockchain R3 née d’un consortium de banques, EWF pour l’énergie et B3i pour les assurances.

Les utilisations de la blockchain sont prometteuses. Outre son utilisation monétaire la blockchain peut aussi servir dans le transfert d’actif : titres de propriété immobilière, votes, actions, obligations, etc. De plus, la faculté d’ancrage de la blockchain, c’est-à-dire la preuve d’horodatage d’un événement, permet d’assurer la traçabilité d’un produit ou d’un actif à la manière d’un notaire. Par exemple au Ghana l’initiative Bitland a permis l’émergence d’un cadastre sécurisé. Une autre application de la blockchain est celle des smart contracts, des programmes autonomes qui exécutent automatiquement des transactions, cela est notamment utile dans le domaine des assurances.

Théo Derin

Pour aller plus loin :

Comprendre le minage : http://www.ab-consulting.fr/blog/blockchain/minage-7-etapes

Perspectives concernant l’environnement crypto de KPMG : https://home.kpmg/fr/fr/home/insights/2022/01/industrie-crypto-perspectives-metaverses-bitcoin-web3.html

2 Comments
  • Jean -Eude La Paille
    Posted at 15:50h, 09 février Répondre

    D’une précision étonnante, j’ai enfin compris la blockchain grâce à cet article !
    Bon travail Monsieur Derin, continuez !

  • Boca RestaUrant
    Posted at 18:04h, 30 avril Répondre

    What a material of un-ambiguity and preserveness of valuable knowledge
    about unpredicted emotions.

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